Infos pratiques
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Aromathérapie et huiles essentielles

L’aromathérapie est de plus en plus présente dans nos foyers pour les bienfaits et le bien-être qu’elle nous apporte.

Les huiles essentielles sont utilisées depuis des millénaires en Chine (cannelle, anis, gingembre), en Inde, au Moyen Orient (khella, pin, fenouil,...), en Egypte, en Grèce, en Amérique (Aztèques, Mayas, Incas : bois de Hô, sassafras) et en Afrique (encens, myrrhe, ravintsara) pour leurs puissantes propriétés thérapeutiques. Ce n’est que plus tard au XIème siècle, qu’apparaîtra l’idée d’extraire les principes actifs des plantes par distillation.

Une huile essentielle, c'est quoi ?

Une huile essentielle est un extrait liquide, volatil et aromatique, obtenu de façon traditionnelle à partir d'une plante, et qui en concentre des actifs thérapeutiques. L'huile essentielle est en quelque sorte la quintessence de la plante : un "super concentré" ! Et contrairement à ce que son nom laisserait supposer une huile essentielle pure et naturelle ne contient aucun corps gras.

Les huiles essentielles, de par leurs compositions, ont la faculté de limiter la multiplication des germes et laissent le soin à l’organisme de rester actif et de participer à sa défense. Une huile essentielle est constituée de plusieurs centaines de molécules terpéniques et aromatiques particulièrement actives sur le métabolisme humain. Cette famille d’actifs permet d’éviter que les germes s’adaptent et deviennent résistants.

L’utilisation des huiles essentielles s’est développée, notamment après l’intervention des gouvernements Européens, de la communauté médicale et scientifique qui ont pointé du doigt le danger que constitue une prise d’antibiotiques trop fréquente provoquant l’affaiblissement de notre système immunitaire et la résistance des bactéries.

Les huiles essentielles constituent une alternative naturelle dans la prise en charge du bien-être. Elles possèdent des propriétés très variées : antiseptiques, bactéricides, antivirales, antispasmodique, relaxante, aphrodisiaque, stimulante, digestive, etc....

On trouve un grand choix d’huiles essentielles sur le marché, mais il faut être vigilent sur la qualité de ces dernières car seules les huiles essentielles chémotypées (c’est-à-dire botaniquement et biochimiquement définis) sont adéquates à la pratique de l’aromathérapie.

Privilégier la qualité, pour une parfaite sécurité

Comme énoncé précédemment, une huile essentielle est composée de plusieurs centaines de molécules. Les techniques d’analyse chimique très performantes actuellement mises à la disposition des chercheurs (chromatographies, spectroscopie de masse, résonance magnétique) nous ont permis d’avoir une connaissance plus approfondie des structures moléculaires présentes dans les huiles essentielles. Elles sont constituées de plusieurs assemblages moléculaires très divers, ayant chacune des propriétés différentes. La nécessité d’une connaissance approfondie de ces constituants chimiques est fondamentale pour un thérapeute. Dans une même espèce botanique, cette variation chimique nous permet de définir précisément la nature des sous-espèces, des variétés, des cultivars, et des taxons des plantes aromatiques. Cette variation chimique génère la notion de : chémotype ou race chimique. Une notion capitale en aromathérapie. On parle ainsi d’une huile essentielle « biochimiquement définie » ou « chémotypée ».

Le chémotype est une forme de classification chimique, biologique et botanique désignant la molécule majoritairement présente dans une huile essentielle. Cette classification dépend des facteurs liés directement aux conditions de vie spécifiques de la plante à savoir le pays, le climat, le sol, l’exposition des végétaux, les facteurs phytosociologiques et la période de récolte qui peuvent influencer la composition de l’huile essentielle ; on parle d’une huile essentielle chémotypée : HECT. La connaissance du chémotype est la garantie d’une qualité thérapeutique et d’une sécurité d’emploi d’une huile essentielle.

De plus, seule une huile essentielle obtenue par distillation à la vapeur (ou par expression à froid des zestes dans le cas des agrumes) est de bonne qualité, 100% pure et naturelle.

Comment obtenir une huile essentielle ?

Les essences végétales, produits fragiles, aromatiques et volatils, sont synthétisées par le règne végétal. Elles se trouvent dans toutes les parties botaniques (plantes, feuilles, fleurs, fruits, bois, racines, graines…). C'est par extraction de ces essences que l'on obtient l'HUILE ESSENTIELLE.

Il existe plusieurs méthodes d'extraction des extraits naturels complexes :

  • La distillation par entrainement à la vapeur d'eau est utilisée pour toutes les plantes à l’exception des agrumes, quelle que soit la partie utilisée. C'est le mode de distillation le plus fiable et le plus utilisée.
  • L'expression à froid des zestes : ce procédé mécanique est utilisé uniquement pour les agrumes. Les huiles essentielles ainsi extraites contiennent des composés non volatils (béta-carotène, stéroïdes, acides gras…).
  • La distillation par solvants. Cette extraction par solvants chimiques dénature les huiles essentielles leur faisant perdre une grande partie de leurs vertus.

Où et comment achetez de bonnes huiles essentielles ?

Vous pouvez vous procurer des huiles essentielles dans un grand nombre de pharmacies, parapharmacies et magasins diététiques.

En achetant une huile essentielle dans ce type de points de ventes, la traçabilité sera conforme aux normes, gages de qualité et d’efficacité du produit.

Pour éviter les inconvénients (goût, surdosage...) liés aux formes liquides, les huiles essentielles présentées en gélules ont un réel intérêt. Ces produits de santé naturelle, véritables compléments alimentaires sont agrées par plusieurs ministères de santé publique. La dose et la quantité adaptée au produit offre l’avantage de la sécurité en limitant les risques de surdosage et du faible coût pour la durée du traitement.

Le saviez-vous ?

L’activité d’une huile essentielle sur un germe particulier, peut être caractérisée et visualisée par un aromatogramme. Tout comme l’antibiogramme, celui-ci permet de vérifier l’efficacité d’une huile essentielle sur un germe.

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